Le jeu Le havre tient toutes ses promesses

Publié le par frankYone

Le bonheur est dans le port

 

Une grande réussite à tout point de vue.

Si le jeu est réussi esthétiquement parlant, il n’y a rien de transcendant néanmoins. Le graphisme est agréable sans plus.

 Les connaisseurs de la Porte-Océane (autre nom pour désigner Le Havre) apprécieront davantage le jeu car bons nombres d’illustrations correspondent aux bâtiments réels du havre. Ainsi le dessin du centre culturel est le centre Niemeyer situé en plein cœur du Havre (œuvre d’Oscar Niemeyer), le dessin de l’hôtel de ville correspond à l’architecture de la mairie de la ville, tout comme l’Eglise emblématique Saint Joseph (Œuvre d’Auguste Perret).

 

Le plateau de jeu est très lisible tout comme les cartes, avec toutes les icônes nécessaires à la bonne gestion de son entreprise.

 

La mécanique du jeu, toute l’intelligence du jeu est un agréable compromis entre Gestion de ressources-approvisionnement et construction de bâtiments et si des similitudes existent avec Caylus, Agricola et même Puerto rico, le jeu Le Havre tire bien son épingle du jeu car il est exceptionnellement fluide et intéractif puisqu’il faudra la plupart du temps payer l’utilisation d’un bâtiment à son propriétaire (banque ou joueur).
 Les ressources servent à gagner le l’argent mais aussi à construire de nouveaux bâtiments, à nourrir votre pion Docker (eh oui nous sommes au havre, un port aussi plutôt que de l’appeler Ouvrier, restons dans le sujet du jeu est appelons-le Docker).

 

Après plusieurs parties ( ce qui est mon cas), il est plus facile de concevoir un ordre de construction entre les différentes construction afin d’optimiser au mieux l’organigramme de développement et c’est en cela qu’on apprécie beaucoup le jeu. Les perspectives de jeu sont importantes du fait que les cartes bâtiments sont positionnées de manière semi-aléatoire, modifiant votre comportement d’une partie à l’autre et même la version Solo est Sympa (très utile en tout cas pour se faire la main !).

 

Avec tout cela, Le Havre est vraiment une réussite ludique. Il tient donc ses promesses et ne fait pas doublon avec les autres jeux cités avec lesquels on le compare souvent.

 

Maintenant, j’espère que son auteur Uwe rosenberg travaille déjà à une extension. Pas forcément une grosse extension mais le système s’y prête parfaitement. Le Port du havre fut surtout une plaque tournante du Café en Europe, (d’ailleurs la course à la voile entre Le Havre et Cartagena ne s’appelle pas pour rien la Route du Café). Le coton et le tabac ont beaucoup transité également par le havre avec toutes les infrastructures liées à la transformation de ces denrées et si je comprend qu’Uwe ait choisi d’autres ressources pour illustrer son jeu d’être trop proche du contexte de Puerto Rico, il serait agréable d’avoir une extension avec ces nouvelles ressources pour peu qu’elles amènent de nouvelles organisations.

 

De même, je verrais bien la commercialisation de réceptacle pour les différentes ressources que l’on poserait directement sur les emplacements de hangar pour faciliter la gestion des pions car il y a beaucoup de manipulations et ce n’est pas toujours très confortable.

 

(Pendant que j’y suis, cher Uwe, la distillerie existe bel et bien au Havre mais je doute que le Schnaps soit l’alcool de référence par ici.)

Publié dans Le jeu du Moment

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